Le monde du tennis a été secoué par les déclarations explosives de l’ancien entraîneur de Roger Federer, qui a révélé que Novak Djokovic était traité différemment des autres joueurs du circuit ATP. Cette révélation a déclenché une vive controverse, ravivant les débats sur le favoritisme, les préjugés et la perception de Djokovic au sein du sport.
Dans une interview franche, l’ancien entraîneur – dont la connaissance approfondie des rouages du tennis professionnel confère à ses propos un poids considérable – n’a pas hésité à décrire ce qu’il considère comme une forme de traitement injuste envers Djokovic. Selon lui, la superstar serbe est depuis longtemps soumise à un double standard, les organisateurs de tournois, les officiels et même les médias lui imposant des attentes différentes de celles de ses plus grands rivaux, Roger Federer et Rafael Nadal.
« Il ne fait aucun doute que Novak Djokovic est jugé selon des règles différentes », a déclaré l’entraîneur. « Il ne bénéficie pas toujours du même respect ni du même bénéfice du doute que les autres. Que ce soit par les décisions d’arbitrage, les articles de presse ou l’accueil réservé aux supporters, on a toujours le sentiment qu’il doit se battre davantage pour être reconnu. »
Ces commentaires ont relancé un débat qui a suivi Djokovic tout au long de sa carrière. Bien qu’il soit statistiquement l’un des plus grands joueurs de l’histoire, avec plus de titres du Grand Chelem que tout autre joueur masculin, Djokovic a souvent été présenté comme l’outsider de la rivalité Federer-Nadal. Ses batailles avec l’establishment du tennis, des controverses sur les visas aux obligations vaccinales en passant par les différends avec les organisateurs de tournois, n’ont fait qu’alimenter le sentiment d’être traité injustement.
L’un des principaux problèmes soulevés par l’ancien entraîneur de Federer est l’incohérence dans la façon dont le comportement de Djokovic sur le court est examiné par rapport à celui des autres joueurs. Il a souligné que si Federer et Nadal ont eux aussi connu des moments de frustration – bris de raquettes, disputes avec les arbitres ou expressions de colère pendant les matchs – ces incidents sont souvent minimisés ou vite oubliés. À l’inverse, chaque coup de gueule ou moment controversé de Djokovic a tendance à faire la une des journaux, renforçant ainsi une image négative.
Il a également souligné des cas où Djokovic semblait avoir été tenu à des normes plus élevées en matière d’accueil du public. Contrairement à Federer et Nadal, largement adulés par les fans du monde entier, Djokovic a souvent dû faire face à des foules hostiles, même lors de matchs où il était le tenant du titre. « C’est comme si les gens attendaient qu’il fasse une erreur pour pouvoir le critiquer », a noté l’entraîneur. « Peu importe ses performances, il doit redoubler d’efforts pour être accepté. »
Les allégations de partialité vont au-delà de la simple perception des supporters et de la couverture médiatique. Certains affirment que Djokovic a été traité différemment par les responsables du tournoi, notamment en matière de programmation et de sanctions disciplinaires. L’entraîneur a suggéré que les matchs de Djokovic sont souvent programmés à des horaires moins favorables que ceux de Federer et Nadal durant leurs meilleures années, et qu’il a été sanctionné plus sévèrement pour des infractions que d’autres pourraient s’en tirer sans encombre.
Ces affirmations ont suscité de vives réactions, tant chez les supporters que chez les détracteurs de Djokovic. Nombre d’entre eux estiment que le Serbe a été injustement ciblé tout au long de sa carrière, certains citant sa disqualification à l’US Open 2020 – lorsqu’il a accidentellement touché une juge de ligne avec une balle – comme exemple de la sévérité accrue dont il est l’objet. D’autres affirment que la personnalité de Djokovic et ses décisions passées, comme sa position sur la vaccination et son implication dans des mouvements controversés de joueurs, ont contribué à la perception qu’il a de lui.
Face à ce débat grandissant, plusieurs joueurs, actuels et anciens, ont pris la parole. Certains ont défendu Djokovic, reconnaissant qu’il avait dû surmonter plus d’obstacles que ses rivaux. D’autres, en revanche, estiment que toute partialité perçue résulte des actions et des choix de Djokovic, plutôt que d’une quelconque injustice institutionnelle.
Alors que la controverse continue de faire rage, une chose est sûre : Novak Djokovic demeure l’une des figures les plus polarisantes du tennis. Malgré son succès inégalé sur le court, il continue de diviser les opinions, certains le considérant comme la victime d’un système injuste, tandis que d’autres estiment qu’il subit simplement les conséquences de ses propres décisions.
Reste à savoir si les déclarations de l’ancien entraîneur de Federer susciteront un débat constructif sur les préjugés dans le tennis. Cependant, ses propos ont certainement alimenté un débat déjà houleux, garantissant que le débat sur la place de Djokovic dans le sport – et sur la façon dont il est traité par rapport à ses pairs – ne sera pas près de s’arrêter.